L'affaire Pierre Palmade pointe tristement du doigt les dérives de la gloire, du mal-être et de la célébrité. Un cocktail détonnant dont l'issue est rarement bonne. Jean-Michel Maire, sans langue de bois, a décidé de livrer son propre témoignage. Le sexagénaire a mis le nez dans la poudre, plus d'une fois.
La drogue ne circule plus forcément que dans les milieux aisés ou chics. Plus besoin d'être un artiste pour y goûter. Malheureusement, la poudre blanche s'est largement démocratisée. Cependant, le monde de la nuit et les stars qui en font leur terrain de jeu, sont plus souvent exposés aux dérives.
"Sur les dix dernières années, je pense qu'il n'y a pas une fête où je suis allé où il n'y a pas des gens qui consommaient de la drogue. Il y en a absolument partout et dans tous les milieux. Surtout la cocaïne, pas tellement l'herbe", explique-t-il sur le plateau de Cyril Hanouna.
"Je n'ai pas honte d'en parler !"
"Certaines personnes prennent du GHB, pas du tout pour abuser des gens mais uniquement pour avoir des effets hypnotiques. On en trouve partout et si vous n'en avez pas, on vous en propose. C'est complètement délirant. J'ai arrêté pour ça, je n'ai pas de honte à en parler", poursuit Jean-Michel Maire.
Quand on met le nez dans la drogue ou dans l'alcool, le plus dur reste de s'arrêter. Cyril Hanouna a voulu comprendre ce qui avait poussé Jean-Michel Maire à faire une croix sur ses addictions.
"Les policiers m'avaient arrêté chez moi, ils suivaient un dealer, je faisais une fête chez moi, le dealer sortait de chez moi, pas de bol, c'est sur moi que c'est tombé. Le problème, c'est que si on veut s'en sortir, on est obligés de changer son cercle d'amis. Parce qu'on s'entoure de gens qui en prennent et ils ne sont pas forcément dans la volonté de vouloir arrêter. Donc il y a de grandes chances qu'on vous en propose dans la soirée et si vous avez décidé d'arrêter, c'est très dur de refuser".
"Il faut une vraie force pour s'en sortir !"
L'ancien reporter de guerre n'a pas eu d'autres choix que dire adieu à ses excès. "J'ai été obligé de me mettre au vert, de ne plus sortir, de ne plus voir les anciens amis pour changer d'univers sinon vous êtes presque sûrs de replonger".
"J'ai changé de vie et il se trouve que l'âge m'a aidé beaucoup parce que je trouvais ça ridicule d'aller en boîte passés 60 ans. Mais quand on est jeune, qu'on y a goûté, qu'on aime sortir, il faut un vraie force. Ou être aidé par des proches pour réussir à s'en sortir", conclut-il honnêtement.
Avec la drogue, le mieux à faire est de ne pas y toucher !