Le député Charles Alloncle se retrouve au cœur d'une tourmente médiatique et juridique. Suite à la publication de clichés par l'hebdomadaire Paris Match, des soupçons pèsent sur la nature de sa relation avec son attachée parlementaire, Shéhérazade Khandani.
Face à ces révélations suggérant une possible liaison amoureuse, Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a immédiatement réagi. Elle a officiellement saisi le déontologue de l'institution pour clarifier la situation.
Cette démarche vise à déterminer si l'élu a enfreint les règles strictes encadrant l'emploi des collaborateurs, une affaire qui fragilise la position de celui qui officiait comme rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
Tiens, Paris Match a *discrètement* modifié son titre sur l'assistante parlementaire de Charles Alloncle, passée de "compagne" hier soir, à "amie" aujourd'hui pic.twitter.com/4PlSkAacjt
— Paul Aveline (@PaulAveline) May 22, 2026
Les risques judiciaires et financiers pour le député
L'enjeu de cette procédure dépasse le simple cadre du fait divers. La législation française est particulièrement rigoureuse concernant le népotisme et les emplois familiaux au sein des chambres parlementaires.
Depuis les réformes sur la transparence de la vie publique, il est formellement interdit pour un député ou un sénateur d'employer son conjoint, son partenaire de PACS ou son concubin. Si le déontologue confirme que la relation entre Charles Alloncle et sa collaboratrice présente un caractère stable et notoire entrant dans ce cadre légal, le dossier pourrait être transmis aux autorités judiciaires compétentes.
Le député s'expose alors à des sanctions sévères. En cas de condamnation pour emploi illégal, la peine peut atteindre jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Au-delà de ces sanctions pénales, l'élu pourrait être contraint de procéder au remboursement intégral des salaires versés à Shéhérazade Khandani depuis le début de leur collaboration.
Cette situation est d'autant plus commentée que Charles Alloncle s'était montré particulièrement intransigeant lors de ses missions de contrôle parlementaire, pointant régulièrement les manquements éthiques de ses interlocuteurs.
Pour l'heure, l'enquête interne doit établir les faits et vérifier si les photographies publiées constituent une preuve suffisante d'une vie commune ou d'un concubinage. La présidente de l'Assemblée nationale a réaffirmé sa volonté de faire toute la lumière sur cette affaire, rappelant que l'exemplarité des élus reste une priorité absolue sous sa mandature.
Le député, quant à lui, devra répondre aux interrogations du déontologue dans les plus brefs délais pour justifier de sa situation professionnelle et personnelle.