La jeune chanteuse Belge de 27 ans est dans doute l'une des plus en vogue de sa génération. Et ça tombe bien, car c'est dans les colonnes du célèbre magazine Vogue qu'elle s'est confiée. Sans tabou et sans concession.
Sublime en couverture du magazine, Angèle s'exprime sur sa vision de la famille et son rapport à la sexualité. Alors qu'elle a connu un succès fulgurant depuis ses débuts, celle que l'on a vu grandir se livre sans rougir.
Son dernier album, Nontante-Cinq, a été certifié trois fois disque de platine. Une véritable fierté pour la Falbala de Guillaume Canet. Une véritable icône dans le paysage musical francophone.
Angèle, sans tabou
"Le rapport à ma sensualité et à ma sexualité a radicalement changé", commence la star. Elle ajoute qu'elle n'a gardé qu'un souvenir amer de sa scolarité en école catholique. "'Ils nous répétaient que c'est contre-nature d'être homosexuel..." Angèle a découvert son attirance pour les filles dès l'âge de 13 ans.
"Il n'y a rien à faire : tu marches dans la rue, à l'aéroport, tu regardes les publicités... Quand on te montre un couple, c'est toujours un couple hétéro, et si c'est un couple gay, c'est le sujet. (...) Donc, au départ, l'attirance pour les filles, c'est un truc que je réprimais, bien sûr. Mais étant bi, ça m'arrangeait d'être aussi attirée par les mecs – car j'aime vraiment les garçons, autant que les filles. Ça faisait que c'était plus simple de le dissimuler, enfin de me le dissimuler."
Une sexualité affirmée sur le tard
Pas facile de s'assumer, même quand on s'appelle Angèle. La jeune femme avoue qu'elle a mis du temps avant de se révéler. "Quand j'ai éprouvé des sentiments pour une fille, au point de vivre une relation, je n'ai plus pu considérer les filles comme une parenthèse. Je me disais à l'intérieur : 'Angèle, toute ta vie t'as essayé de garder cette porte close, maintenant qu'elle est ouverte, on y est.' J'ai beau avoir pris la parole sur l'homosexualité, avoir écrit Ta Reine et pas Ton Roi, être devenue une icône bisexuelle pour certains, il y a mille petites choses de la vie quotidienne qui te rappellent que tu es en marge".
Si la jeune femme est convaincue par le bonheur qu'est le polyamour, elle évoque aussi une potentielle future vie de mère. "Quand je vois mes amis plus âgés qui sont parents, ça m'angoisse assez. Disons que je ferai le point dans cinq ans. Mais déjà, avant d'entreprendre la création d'un être humain, je voudrais arriver au bout d'une bonne thérapie pour me connaître à fond, et être sûre de ne pas reproduire inconsciemment des mécanismes sur mes - éventuels - gosses".
Sacré bout de femme cette Angèle !