2022 est véritablement une année de trouble pour certaines plateformes. Après les actions suspectes de FTX et Celsius ayant conduit à leur faillite, c'est au tour de Crypto.com. En effet, la plate-forme aurait envoyé par erreur 320 000 ETH de ses réserves à l’exchange Gate.io. Bien que cette affaire soit mise en lumière aujourd'hui, l'opération a été effectuée en octobre dernier. Néamoins, tous les fonds ont été récupérés selon le PDG de Crypto.com, Kris Marszalek.

Ce dernier a également indiqué que cela était dû à une erreur lors du passage à la nouvelle adresse d'hébergement, car la société a un compte d'entreprise chez Gate.io. Laquelle ferait en effet partie d'une liste blanche de wallets appartenant à la plateforme : "Dans ce cas particulier, l’adresse sur liste blanche appartenait à l’un de nos comptes d’entreprise sur un exchange tiers au lieu de notre portefeuille froid. Depuis, nous avons renforcé notre processus et nos systèmes pour mieux gérer ces transferts internes."

Par ailleurs, le PDG de Binance, Changpeng Zhao a également réagit considérant qu'il y a un problème si un exchange déplace une importante quantité de crypto-monnaie avant ou après avoir révélé son adresse.

Vers une troisième erreur ? 

Crypto.com transfert 400 millions de dollars à Gate.io par erreur
Source @cointribune

Cette mauvaise manipulation est non seulement grave en raison du montant qui était d'environ 410 millions de dollars au moment de l'incident, mais aussi parce que Crypto.com a déjà produit cette erreur autrefois. En effet, l'année dernière, la bourse avait transféré par erreur 10,5 millions de dollars à un utilisateur.

Bien que l'erreur soit humaine, Crypto.com a le statut d'une plateforme de niveau international avec plusieurs milliards de dollars sous sa gestion. Elle ne peut donc se permettre d'agir comme un débutant, qui dispose d'un portefeuille de quelques centaines de dollars.

Pour revenir sur cette affaire, rien n'a été rendu officiel au sujet des fonds. Ainsi donc, l'on ne sait s'il s'agissait des actifs des clients ou de la trésorerie de l'entreprise, bien que l'adresse en question indique que ces ETH appartenaient bien aux utilisateurs.