Des streameurs qui partagent leur opinion au sujet de la politique, c'est un fait assez rare. Jeudi dernier, dans le cadre de son tout nouveau rendez-vous sur les antennes de France Inter à 9h20, Léa Salamé a reçu pour invité le très célèbre streameur Kameto, suite à la troisième édition du KCX.
Il s'agit d'un tournoi de e-sport, qui a pris place le samedi 16 septembre à l'Accor Arena de la Défense. Ce dernier est clairement revenu sur sa visite à l'Élysée en juin 2022, à l'occasion de sa rencontre avec Emmanuel Macron.
"On m'en a voulu. Moi, j'ai regretté personnellement. C'est de la récupération évidente. À l'époque, je n'avais pas le recul d'analyser la situation. On m'avait dit que tout le monde de l'e-sport était invité et qu'il fallait y aller. J'y suis allé, mais c'était à contrecoeur", a-t-il évoqué. Il ajoute : "Au vu du timing, c'était de la récupération pour moi parce qu'on était en élections législatives".
Kameto se plaint de sa rencontre avec Emmanuel Macron

Le streameur a considéré un possible retournement de situation concernant les propos du président de la République. En effet, le streameur n'a pas vraiment apprécié la comparaison faite par l'actuel locataire de l'Elysée entre les jeux vidéo et les émeutes urbaines, quelques temps après la mort de Nahel survenue en fin juin dernier. "Je pense que c'est vraiment… On n'a pas le droit d'être vulgaire à la radio !", a-t-il lâché.
Troublé, il ajoute : "Je pense que c'est vraiment du n'importe quoi. C'était juste une carte de sortie facile pour monsieur le président. Je me suis un peu senti trahi. Tout le monde de l'e-sport s'est rendu à l'Élysée pour la reconnaissance de l'e-sport. Un an plus tard, dès qu'il y a une carte à jouer contre le jeu vidéo, ça la joue. J'ai bien appris de cette séquence".
En réponse aux nombreuses critiques contre les jeux vidéo, ce dernier déclare : "On laisse passer. Je sais que c'est n'importe quoi. Évidemment, à toutes échelles, il faut modérer, que ce soit les jeux vidéo ou n'importe quelle passion."
Celui-ci conclut : "Quand on est trop à fond dedans, parfois, on se laisse aller et on s'oublie. Mais dire que c'est à cause des jeux vidéo qu'il y a eu ces extra-violences, ça n'a pas de sens". Des propos auquel le principal concerné ne tardera pas de répondre.