Cette année, la CAF fait du remue ménage. Si elle propose de nombreuses aides pour soutenir les Français face à la crise et l'inflation, elles sont toutes sous conditions, bien entendu. Le RSA fait l'objet d'une expérience à grande échelle dans 19 départements.
"Il ne s’agit pas d’imposer aux allocataires du RSA de faire des travaux d’intérêt général sans être payé", expliquait la Première Ministre Elisabeth Borne.
"Mais de participer par exemple, à des ateliers dans lesquels on peut faire un bilan personnalisé – cela peut permettre d’identifier les freins à l’emploi, comme des problèmes de santé, et de proposer une prestation. Ou bien aider à faire un CV et apprendre à se présenter devant un employeur. Ou encore découvrir des métiers grâce à des immersions en entreprise, puis, financer une formation professionnelle."
Pour le gouvernement, le RSA est une aide pour le retour à l'emploi et non une excuse pour rester à la maison, pour simplifier.
Comment continuer de toucher le RSA ?
Le gouvernement veut mettre en place des heures de bénévolat afin de continuer de verser le Revenu de Solidarité Active à ses bénéficiaires. "Conditionner le versement du RSA" devrait encourager les personnes sans emplois à retourner sur le chemin du travail.
En France, 372 100 postes sont vacants, contre plus de trois millions de chômeurs. "La majorité ne cherche pas du travail. (…) Avec le RSA et ce qu’ils ont à côté au black, ils ne vont pas aller travailler 35 h pour 1200 euros", estime un employé de la CAF Languedoc-Roussillon.
"Le RSA, la prime d’activité, les APL, les allocations familiales… Tous ces dispositifs qui sont très segmentés, nous allons les réformer, les simplifier pour mettre en place cette solidarité à la source", promet le Président de la République Emmanuel Macron.
Les bénéficiaires du RSA devront donc donner 15 à 20 heures de leur temps pour recevoir le RSA chaque mois.