1. Accueil
  2. > Elles
  3. > Parentalité
  4. >
    400 000 élèves privés de transport scolaire à la rentrée !

400 000 élèves privés de transport scolaire à la rentrée !

Les parents sont rongés par l’inquiétude à l’annonce d’une pénurie de bus scolaires à la rentrée de septembre !

✍️ Charlotte Lamouche
🕓 Modifié le

Panique à bord pour les parents à la rentrée scolaire ! 400 000 enfants pourraient être privés de bus scolaire à la rentrée de septembre. En cause, une lourde pénurie de chauffeurs ! À peine un mois avant la rentrée, la situation inquiète les parents et la Fédération nationale des transports de voyageurs. En effet, il manque actuellement plus de 8000 chauffeurs de bus. Les parents craignent le pire. Sans service de transport pour conduire les enfants à l'école, ils vont devoir se débrouiller par eux-mêmes. Cependant, ce n'est pas possible pour tout le monde. Parfois, les horaires de travail ne sont pas adaptés à ceux des enfants et certaines familles n'ont pas de véhicules.

L'inquiétude s'empare des parents d'élèves

La cantine scolaire va elle-même prendre un sacré coup cette année. Dû à l'inflation, le coût des repas pour les enfants va faire un bond. La nouvelle du manque de chauffeur pour la rentrée est le coup de grâce pour les parents d'élèves. C'est la première fois que la Fédération des transports en commun est confrontée à une telle situation. « Nous avons dans le secteur une pyramide des âges assez élevée, avec chaque année des départs en retraite à remplacer. » La crise du Covid aurait contribué à alimenter cette pénurie de personnel.  « Les chauffeurs ont découvert une autre vie, sans journée coupée en deux avec une période d’activité le matin, pour emmener les enfants, et une le soir pour les récupérer à la sortie des cours », explique Constance Bussereau, responsable de recrutement chez le groupe de transport Keolis. « Nous devons travailler pour revaloriser le métier et attirer de nouveaux profils ».

La rentrée scolaire sous tension

Cette année, il risque d'y avoir des enfants sans bus pour les amener à l'école. Les villages isolés sont évidemment les premières victimes. Le vice-président des Hauts-de-France ne cache pas son inquiétude. Selon le Ministère de l'éducation : « Il a été demandé aux régions académiques de se rapprocher des Régions, en lien avec les préfets. Lorsque des situations de tension sont constatées, elles donnent lieu à des échanges au niveau local pour trouver les meilleures solutions ». En attendant, les parents ne sauront à quoi s'en tenir qu'une petite semaine avant que les enfants retournent à l'école. Coup dur pour les familles !

⨭ de Stories

Newsletter