Hier soir, vous avez eu droit au film “Kung-Fu Zohra” sur Canal +. Ce soir à la télé, vous pourrez découvrir ou redécouvrir le film “Love Actually” (TF1). Le film de Noël sorti en 2003 ne manquera pas de vous émouvoir grâce à sa romance poignante. Mais cette dernière était un défi de taille à mettre en oeuvre pour le réalisateur Richard Curtis.

L’amour n’évite personne

L'amour est inexplicable, partout et entièrement imprévisible. Pour le tout nouveau Premier ministre britannique, cette puissante émotion prendra bientôt l’apparence d'une jeune collaboratrice au langage assez vif. Pour un écrivain qui désire se recueillir en France, cette dernière surgira d'un lac. Pour d'autres, à l’instar de cette femme installée depuis longtemps dans une triste vie de couple, celle-ci a l’air de peu à peu s'éloigner. Pour une autre femme qui aime éperdument son collègue, l'amour est en ligne de mire et pas quelques complications. En pleine veille de Noël à Londres, toutes ces vies et ces amours se croisent, s’effleurent et se confrontent, prouvant une fois encore que le plus puissant des sentiments peut quelques fois engendrer plusieurs situations embarrassantes et invraisemblables.

Un Premier Ministre très amoureux

Pouvoir orchestrer la scène du Premier Ministre britannique victime de tourments des sentiments amoureux était à la fois quelque chose de difficile et de réjouissant pour le réalisateur Richard Curtis qui s'est demandé avec beaucoup de malice : "Pourquoi l'amour ne flanquerait-il pas la panique chez un homme chargé de la santé, de l'éducation, des transports ? Je voulais confronter la responsabilité et le sérieux de ces hautes fonctions avec tout ce que l'amour peut vous faire faire d'irrationnel..."

C'est le fidèle complice de Curtis, Hugh Grant, qui a été choisi pour interpréter ce rôle surprenant. L'acteur couvre d'éloges son collègue tout en déclarant que Richard Curtis "livre des scénarios qui lui ressemblent. Il réussit un parfait équilibre entre ce qui est le plus noir et ce qui est le plus positif. La comédie est extrêmement importante dans le succès du travail de Richard, mais ce qui l'est au moins autant, c'est qu'il aime vraiment la vie." Une prouesse qui était plus un amusement qu’un défi pour ce dernier.