L'un des ex-candidats de L'amour est dans le pré est confronté à la justice française. Le principal concerné est Alain, agriculteur de l'édition 2022 diffusé sur M6. Le 29 mai dernier, il était à la barre pour près de vingt-huit chefs d'accusation. Parmi lesquels : aucune déclaration des revenus à l’Urssaf, tromperie sur la provenance des produits, travail dissimulé.
Et ce n'est pas tout, Alain a également été accusé de vente de produits périmés et de maltraitance animale. Des faits lourds que le principal intéressé a refoulés en bloc devant les juges. "Mais, mes bêtes, je les aime, je fais tout pour elles, 7 jours sur 7. Mes bovins ne sont pas maigres. J’ai laissé deux normandes au lait avec leur veau. Ce que vous dites me fait mal au cœur. Mais je n'ai rien à dire, vous avez vos réponses". A-t-il déclaré.
Une qualification non reconnue et sanctionnée par l’Urssaf
Suite à la réponse de l'accusé, les juges lui ont fait un constat accablant. En plus d'être "mal hébergés", ses bovins n’auraient pas assez d’eau. Quant à ses poules, elles pondraient leurs œufs dans des épaves de voiture. "Elles défèquent là où elles pondent, vous vendez des œufs souillés", a indiqué la présidente du tribunal.
Concernant le travail dissimulé dans la ferme, c’est son fils qui en fera les frais. D'après l'agriculteur, le coup de main de ce dernier serait au juste nom de "l’entraide familiale". Une qualification non reconnue pas l’Urssaf. L'inspectrice en charge de l'affaire a d'ailleurs détaillé : "Votre fils vient tous les jours à la ferme et travaille tous les dimanches matins. Et donc il doit être déclaré comme tout salarié. Je n’ai qu’un seul mois à 110 € dans mes bases".
De lourdes sanctions encourues par l'ex-candidat de L'amour est dans le pré
Le journal La Montagne révèle d'ailleurs qu'Alain ne déclare rien. Que ce soit ses revenus, ses chiffres d’affaires, les charges ou même son nombre d’animaux. Et au vu de cette masse de charges sur sa tête, la sanction qu'il encoure promet d’être sévère. Aux dernières nouvelles, le tribunal requiert dix mois de prison ferme aménageables pour son cas. Lui, qui est un récidiviste.
À cela s'ajoutent deux chèques, soit 5 000 euros au tribunal, et 188 000 euros à l’Urssaf. Mais aussi la saisie de sa remorque et de son véhicule. Il pourrait également être interdit de gérer et pratiquer toute activité indépendante et d’éleveur. Pour conclure, on pourrait lui interdire l’accès aux marchés dans l’Allier pour une durée de cinq ans.