De plus en plus de fraudeurs se creusent la cervelle pour voler l'argent et les données de nombreuses personnes. Si la plupart d'entre nous sommes au courant de faire attention aux SMS que l'on reçoit (La Poste, Impôts, CPF, faux SMS bancaires...), certaines personnes sont encore trop vulnérables face à ce fléau.
C'est pour quoi, en conseil des ministres, un filtre anti-arnaque a été proposé pour lutter contre la menace. Il s'agit d'un dispositif "simple et gratuit".
Depuis que le scandale des influenceurs, largement relayé par le rappeur Booba, notamment l'arnaque aux comptes CPF, a éclaté au grand jour, le gouvernement a décidé de passer le seconde. Il est urgent de protéger les citoyens. "L'univers du numérique n'est pas le far west", comme le dit Bruno Le Maire.
L'urgence d'avertir les usagers
Et l'urgence est réelle. C'est pourquoi ce filtre anti-arnaque est proposé. Son titre officiel : "filtre national de cybersécurité grand public". Il a pour but de "prévenir "l'internaute, ou l'usager, lorsqu'il s'apprête à se diriger vers un site qui a été identifié comme un site à arnaques", explique Jean-Noël Barrot, ministre délégué à la transition numérique.
"Ce dispositif simple et gratuit avertira l’internaute au moment où il s’apprête à se connecter à un site identifié comme malveillant", ajoute-t-il. Autrement dit, un message avertissant d'une potentielle arnaque sera reçu par la victime.
"Aujourd’hui, nous accompagnons les victimes a posteriori. Avec le filtre, l’objectif est aussi de protéger les Français en amont de la menace", continue le ministre.
Quand attendre le filtre anti-arnaque ?
Ce projet de loi contiendra aussi une "liste noire" de tous les sites considérés comme malveillants ou frauduleux. Escroqueries, phishing, arnaques au compte CPF (Compte personnel de formation)... Une liste noire longue comme le bras.
"Notre objectif est de mettre fin aux campagnes massives de SMS frauduleux", continue Jean-Noël Barrot. Le dispositif a été débattu mardi 10 mai au Conseil des ministres. Dans le courant de l'été, le texte devrait être examiné et adopté pour la fin de l'année 2023.
Si vous êtes victime d'une arnaque, signalez-le rapidement sur le site du gouvernement et la plateforme dédiée aux arnaques en ligne. Surtout, en cas de doute, ne cliquez jamais sur les liens proposés et n'envoyez aucune information personnelle.